Traditions d’Ile de France

Sur le territoire de l’Ile-de France s’est formée la première monarchie franque qui a donné son nom à la France. Le prestige de la Capitale fait souvent oublier que cette région est pleine de charme. Ses paysages ont inspiré poètes, écrivains, et peintres. Bien qu’elle soit terre de passage et de rencontres, l’Ile-de-France a su garder jusqu’à nos jours certaines de ses coutumes : les fêtes de moisson, de Saint Vincent, de Saint Fiacre… encore célébrées.

Au fil du temps et des saisons.

En hiver, jusqu’à la reprise des travaux des champs, la veillée réunissait les femmes du village qui, tout en tricotant, cousant, brodant, écossant leurs haricots, racontaient les histoires ou légendes, voire les superstitions du pays.

Deux légendes :

– le buisson de Saint-Géroche de Dagny,

– le pignon de Sainte Aubierge.

Une superstition :

– la lessive le vendredi.


Au temps de Pâques, comme chacun le sait, les cloches s’envolent pour Rome. Jusqu’à la moitié du 20ème siècle, les enfants de chœur, ou chanteriots, étaient chargés d’annoncer les offices religieux avec leurs crécelles.
Le Samedi Saint, ils passaient quêter les œufs de ferme en ferme en chantant :

« Je vous salue avec honneur, n’oubliez pas les enfants de chœur
Et le bon Dieu vous le rendra, Alléluia ! »


La fête de la Saint-Jean.
Dès le matin de la Saint-Jean, les enfants allaient récolter le bois sec qui servirait au bûcher. Un bouquet de fleurs était placé en haut d’un jeune baliveau de bois vert qui formait le centre du bûcher (le baliveau est un arbre réservé dans la coupe d’un bois taillis, pour laisser croître la futaie). Lorsque le dit baliveau brûlait, les jeunes gens se disputaient le bouquet roussi par les flammes pour l’offrir au « Joli Coeur ».

« Voici la Saint-Jean, nous quêtons le bois pour fair’un bûcher, et un feu de joie !
Voici la Saint-Jean ! Voici la Saint-Jean !
Voici la Saint-Jean, nous quêtons les fleurs pour fair’un bouquet pour le Joli Cœur ! Voici la Saint-Jean ! »